“Les transitions et les mutations en Tunisie et dans la région. Espoirs ou inquiétude?”

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Dans le cadre de son partenariat avec le Centre international de
formation européenne (CIFE), l’Université Centrale à Tunis a organisé, dans la matinée de ce vendredi 6 mars 2020, une table ronde intitulée ” Les transitions et les mutations en Tunisie et dans la région. Espoirs ou inquiétude ? “.
Farhat Horchani, directeur de l’Ecole centrale de Droit et de Sciences Politiques, a reçu à cette occasion, dans l’amphithéâtre de l’Ecole, enseignants, invités et étudiants de différentes nationalités, afin de présenter ce sujet et d’en débattre.

Les intervenants ont tout d’abord évoqué la situation par laquelle la communauté internationale passe, s’agissant de la période de transitions profondes que nous vivons, et cela, aux niveaux, politique, social, culturel, éducatif, économique et environnemental, et même climatique.

C’est dire que les changements vécus par les différentes sociétés touchent à tous les domaines sans exception, ce qui amène à une situation difficile à gérer par toutes les parties concernées.

Aujourd’hui donc, toutes ces transitions et ces mutations, aussi bien en Tunisie que dans la région plus généralement, doivent être traitées de manière à trouver les solutions adéquates pour les générations présentes comme pour les générations futures.

Si les inquiétudes sont plutôt invoquées par les adultes, les espoirs sont essentiellement placés sur les jeunes qui ont le devoir d’assumer la responsabilité de trouver les solutions nécessaires à ces transitions et à ces bouleversements.

Au niveau économique, il est impératif que les pays des deux rives de la Méditerranée accroissent et élargissent leur coopération afin de relever le défi du développement, car en réalité, cette Méditerranée les unit à plus d’un niveau qu’elle ne les sépare.

Et cela ne peut se faire que sur la base d’une « économie de transition » qui va à l’encontre du système libéral et capitaliste actuel et doit s’opposer à la simple économie libérale pratiquée de nos jours.

Et afin de garantir la liberté d’entreprendre, l’Etat de droit est exigé afin de réguler et de contrôler le nouveau modèle économique. Autrement, une économie basée sur la réglementation.

Et comme toute nouvelle entreprise économique, quelle qu’elle soit, ses retombées doivent être prises en considération sur tous les plans, entre autres environnemental, car il n’y a plus de liberté « totale » dans toute activité économique, les uns et les autres doivent prendre en considération les nouvelles donnes sociopolitiques, environnementale, fiscale, et même juridique.